dimanche 22 novembre 2009

NOTRE ESPRIT EST COMME UN CIEL COUVERT DE NUAGES



  C’est grâce à leur compassion infinie qui embrasse tout que les bouddhas ont l’énergie d’agir sans interruption pour le bien des autres. Ils comprennent les causes réelles du bonheur et de la souffrance, et savent exactement comment aider les êtres vivants en fonction de leurs besoins et inclinations personnelles et non de la saisi et de l’incompréhension de notre ego. Les bouddhas ont le pouvoir de bénir l’esprit des êtres vivants, provoquant ainsi la diminution de leurs perturbations mentales et l’accroissement de leurs vertus. Ils ont également la capacité d’émaner d’innombrables formes pour venir en aide aux autres. Parmi toutes les méthodes que les bouddhas utilisent pour aider les êtres vivants, la plus efficace est de leur enseigner comment contrôler leur esprit et comment suivre la voie spirituelle de la libération et de l’illumination de leur choix.
 Le but final du bouddhisme est l’accomplissement de la pleine illumination, ou bouddhéité. Le mot sanscrit « bouddha » signifie « être éveillé » et se rapporte à tous ceux qui se sont réveillés du sommeil de l’ignorance et se sont libérés du rêve des apparences fallacieuses. Puisque nous autres, êtres ordinaires, ne nous sommes pas réveillés du sommeil de l’ignorance, nous continuons à vivre dans un monde d’apparences fallacieuses, semblable au rêve, et ne voyons pas la vraie nature des choses. C’est la raison fondamentale pour laquelle nous sommes sujets à la souffrance et n’apportons qu’une aide limitée aux autres. En supprimant totalement de leur esprit toutes les traces de l’obscurité de l’ignorance, les bouddhas ont atteint la sagesse omnisciente et la capacité illimitée d’aider tous les êtres vivants.
 Bien que l’accomplissement de notre propre libération de la souffrance soit une réalisation merveilleuse, cela ne suffit pas. Nous ne sommes pas des individus isolés, mais faisons partie de la famille de tous les êtres vivants. Tout ce que nous possédons, ce dont nous jouissons, toutes les opportunités de croissance spirituelle que nous avons, et même notre corps physique, viennent de la bonté des autres. Serions-nous celui qui a échappé seul à la souffrance et qui a abandonné tous les autres à leur destin? Ce serait comme si un homme jeune, emprisonné avec ses parents âgés, arrivait à s’évader tout en laissant ses parents derrière lui.
 Notre esprit est comme un ciel couvert de nuages
, par essence clair et pur, il est obscurci par les nuages que sont les perturbations mentales. Tout comme le nuage le plus épais finit toujours par se dissiper, les perturbations mentales les plus lourdes peuvent, elles aussi, être éliminées de notre esprit. Les perturbations mentales, telles que l’orgueil, le désir et l’ignorance, ne sont pas une partie intrinsèque de notre esprit. Si nous appliquons les méthodes appropriées, elles peuvent être complètement éliminées. Nous connaîtrons alors le bonheur suprême de la plénitude spirituelle de l’illumination.

jeudi 19 novembre 2009

LA RELATION DE MAITRE A DISCIPLE.




LA RELATION DE MAITRE A DISCIPLE.


     Le Bouddha adressa publiquement des éloges à Ananda devant l’assemblée des moines à Jetavana, le déclarant premier dans les domaines de l’érudition, du comportement, de la mémoire, de la détermination et de l’attention. Peu avant le parinirvâna il ajoutera qu’Ananda choisissait toujours le bon moment pour lui amener les visiteurs, et qu’il méritait bien son nom, sachant rendre heureux tous ceux qui venaient le trouver.
Lorsqu’il commença à distinguer dans l’aspect physique de son maître des signes de sa fin proche, Ananda lui fit part de son inquiétude. Le Bouddha aurait alors répliqué qu’il lui avait signalé un jour, par allusion, qu’il pourrait à sa requête vivre un kalpa entier, mais qu'il avait manqué d’intuition et laissé passer l’occasion. Il était bien sûr près du Bouddha à sa mort et se chargea d’organiser les funérailles.
Maitre qu’allons nous devenir après votre départ ? ANANDA : « sois à toi-même ton propre refuge. »
Depuis l’école maternelle jusqu’à l’aboutissement de nos études, nous avons étudié auprès de nombreux enseignants. Sans eux, comment aurions-nous appris à lire, à écrire ou à calculer ? En dehors de l’école, le mot « maître » désigne aussi celui qui nous montre comment faire. Si nous n’avons personne pour nous montrer comment nous y prendre, nous avons beaucoup de mal à réaliser quoi que ce soit.
Il en va de même pour le Bouddhisme. Le pratiquant débutant a grand besoin des conseils précieux d’un Maître. Selon les règles de la discipline monastique, les novices ne peuvent pas quitter leur maître. Même les bhikshus n’ont pas le droit de s’éloigner trop rapidement de lui, de peur que n’ayant pas encore la force suffisante, leur pratique ne dégénère, ou qu’ils ne s’égarent. C’est la raison pour laquelle la place du maître est si importante.
La deuxième raison est l’importance de l’influence du maître : si notre maître est bon, nous deviendrons bons, s’il est mauvais, nous deviendrons mauvais.
C’est pourquoi nous devons être particulièrement prudents dans le choix d’un maître digne de confiance. Le bon choix nous assurera des progrès rapides. Notre aspiration à la pratique risque de dégénérer et nous pourrons abandonner la Voie et éprouver haine et rancœur vis-à-vis de tous les maîtres à la suite d’un mauvais choix.
Comment faire ce bon choix ?
Avant tout, vous devez sincèrement aspirer à la Libération, à l’Eveil. Ensuite, priez les Bouddhas et les Bodhisattvas pour qu’ils nous permettent de trouver un maître parfaitement qualifié. Enfin, ne vous précipitez pas, ne choisissez pas à la hâte. Prenez le temps de faire sa connaissance, de vous renseigner, faites un examen critique.
D’après les « 50 Stances de Dévotion au Gourou » (Gurupancasika) d’Ashvaghosha, un maître qualifié doit posséder les 10 qualités suivantes :
           1. Garder purs ses vœux et engagements,
           2. Pratiquer la méditation et maîtriser la quiétude mentale,
           3. Avoir la Sagesse et avoir dissipé toutes les illusions et les obstacles,
           4. Avoir une connaissance supérieure à celle de son disciple dans le domaine enseigné,
           5. Etre patient et avoir la joie d’enseigner,
           6. Avoir une vaste connaissance des Textes,
           7. Comprendre la vacuité en profondeur,
           8. Savoir utiliser les moyens habiles appropriés en fonction des aptitudes et inclinations      naturelles du disciple,
           9. Avoir une grande compassion envers le disciple,
          10. Instruire les disciples sans se lasser, sans discrimination de leurs niveaux d’intelligence ou de leur rang social.
           11. J’ajouterai, être un bouddhistes du 21ème siècle.
 

     Si vous avez la chance, grâce à l’accumulation de vos mérites antérieurs, d’avoir rencontré un tel maître, empressez-vous de lui exprimer votre dévotion et demandez-lui de vous accepter comme disciple par la pratique quotidienne du dharma, votre engagement et le partage pour  l’enrichissement et le soutien altruiste de la noble sangha (notre petite sangha).
Si vous considérez votre maître comme un être ordinaire, ses enseignements resteront du niveau de l’ordinaire et vous n’obtiendrez qu’un résultat médiocre. Si vous le considérez comme un Bodhisattva, vous recevrez l’enseignement d’un Bodhisattva et si vous le suivez, vous deviendrez vous-même un Bodhisattva. Enfin, si vous considérez votre maître comme un Bouddha, son enseignement sera celui d’un Bouddha et vous deviendrez un Bouddha en suivant ses instructions.
Si vous n’avez pas encore trouvé votre gourou, priez avec sincérité, récitez les soutras, repentez-vous de vos mauvaises actions passées et continuez de chercher. Comme le dit un proverbe tibétain : « Lorsque le disciple est ’mûr’, le maître apparait ».
De nos jours, nous sommes pour la plupart indifférents vis-à-vis de la relation Maître-disciple. Les hommes vont rarement au temple, et s’ils s’y rendent, c’est souvent avec une attitude orgueilleuse : il est rare qu’ils consentent à rendre hommage avec humilité ou à s’abaisser pour demander respectueusement au précieux maître qu’il leur enseigne le Dharma.
Les femmes, au contraire, se rendent fréquemment au temple, mais elles sont souvent en proie au désir, à l’attachement et à la jalousie. Soit elles servent les maîtres en vue d’accumuler des mérites, soit elles viennent leur confier des propos futiles, et ce n’est que rarement qu’elles souhaitent vraiment s’enquérir du Dharma.Tous devront dès lors attendre bien longtemps avant de trouver leur maître ou ami spirituel.

   Plongés dans l’ignorance et la stupidité depuis la nuit des temps, comment pourrez-vous atteindre la Libération sans rencontrer un maître qualifié pour vous guider ?
   Si cela nous satisfait, épanouissons nous dans cette pratique infinie de sagesse, tradition vivante qui nous conduit de manière ultime après de nombreuses années de pratique et de méditation à réaliser que le dharma existe uniquement dans notre esprit et que cet esprit n’a pas de réalité propre. L’esprit humain est apte à comprendre le sens absolu de toutes ces valeurs et pratiques spirituelles qui sont du domaine de l’esprit éveillé de la connaissance supérieure qu’on appelle encore discernement parfait.





jeudi 29 octobre 2009

LE GARUDA ET LES QUATRES DIGNITES







LE GARUDA.


Le Garuda est un oiseau fabuleuxde de la mythologie indienne fils de Kashyapa et de Vinatâ et frère d'Aruna, le conducteur du char de Sûrya.doté d'un corps humain et d'une tête de vautour. Il est muni d'ailes et de serres puissantes. On le montre aussi avec un visage humain et un corps de vautour (Népal). Il symboliserait les enseignements ésotériques des Veda. Il est l'ennemi farouche des serpents Naga, c'est le vâhana ou véhicule de Vishnu.

Garuda peut aussi être vu comme un vautour mythique, ennemi aérien naturel des naga, serpents des eaux et de la terre. Mais Naga et Garuda ne sont en fait que deux incarnations de Vishnu, les deux aspects de la substance divine, en qui ils se réconcilient.
Garuda est l'emblème de l'Indonésie.

Les Quatre dignités : le tigre, le lion, le Garuda et le dragon,  sont les 4 qualités fondamentales de notre propre esprit.

Le Tigre apprécie la vie telle qu’elle est, chaque situation telle qu’elle se présente, au-delà des concepts, vertu capitale pour prendre de bonnes décisions.

Le lion des neiges est naturellement bienveillant, il nous enseigne la vertu de la discipline de faire passer les autres avant soi-même.

Le Garuda, parce qu’il se relie à la vérité de l’impermanence, est au-delà de la perte et du gain, de la peur et de l’espoir : il manifeste l’intrépidité.

Enfin, le Dragon représente l’énergie du non-ego : l’esprit qui connaît sa propre profondeur est capable de voir la brillance et la magie du monde.

LE TIGRE



LE TIGRE

Dans la culture asiatique, le tigre représente une des deux grandes forces de l’univers, l’autre étant le dragon. Le tigre a le pouvoir de commander le vent, et le vent est son compagnon constant. Le tigre est aussi un symbole chinois traditionnel qui signifie que le tigre ne dort jamais. Présenté par le Bouddhisme, le tigre représente la force, la noblesse, et le courage.


 LE DRAGON
  
Dans le bouddhisme, le Dragon est le véhicule de Vairocana, le bouddha blanc siégeant à l’est (ou au centre). Son trône soutenu par des Dragons dérive probablement du trône impérial chinois. Le Dragon turquoise est la monture d’un grand nombre de déités protectrices, de gardiens de trésors et de dieux la pluie et des orages. En tant que gardiens des trésors, les Dragons sino-tibétains sont les homologues des nagas indiens. Le terme tibétain druk (tib.brug) signifie aussi bien « dragon » que « tonnerre ». Le Bhoutan, royaume bouddhiste, se nomme Druk Yul (pays du Dragon). Ses habitants, les drukpas, tirent leurs nom de la lignée spirituelle drukpa kagyu, originaire du Tibet. Cette lignée fut établie par le sage Tsangpa Gyaré qui, ayant un jour observé neuf dragons disparaître dans le ciel près de Gyantsé, décida d’établir le monastère de Ralung. Dans le bouddhisme tibétain, la montée au ciel d’un groupe de Dragons est un signe de bon augure.


LE LION DES NEIGES



LE LION DES NEIGES.


 Le Lion des neiges règne sur les esprits locaux,(tib.gnyan)des himalayas, il est un animal légendaire du Tibet. Il incarne les valeurs de courage et de gaité et symbolise la vivacité,on le représente sauter joyeusement d'un pic enneigé à l'autre.Il fait parti des quatre dignités de la voie de Shambhala et un des quatre éléments avec le Dragon, le Tigre et le Garuda.

    « Le Lion des neiges réside à l'Est et représente la joie inconditionnelle, la tranquillité de l'esprit, la sérénité. Il a la beauté et la dignité qui découlent d'un corps et d'un esprit en parfaite harmonie. Le Lion des neiges possède la jeunesse, l'énergie vive de la bonté et un sens inné du plaisir. Parfois, le trône de Bouddha est représenté accompagné de huit lions des neiges, représentant dans cette situation les huit disciples-Bodhisattva de Siddharta Gautama Bouddha, le bouddha historique. Le Lion est associé au courage, à la domination des montagnes himalayennes et à la Terre  »

vendredi 23 octobre 2009

BENEDICTION ? SIGNE AUSPICIEUX ?



Bénédiction ? Signe auspicieux ? Libre à chacun de tirer une conclusion.
Comment interpréter cet étrange phénomène, marque, manifestation ou symbole produit par l’usure du temps et des éléments sur le tissu de ce loungta? Sans anticiper ni accepter une production du mental, s’il est un message authentique, alors souhaitons qu’il guide vers le dharma et sa compréhension, le plus grand nombre d’êtres humains.

Ne croyez pas les individus, fiez-vous aux enseignements; ne croyez pas les mots,fiez vous au sens ultime, ne croyez pas à l’intellect,
fiez-vous à la sagesse.
 

Bouddha.